La ressource en eau
Jusqu’à présent le bassin versant du Chéran n’a pas été identifié par l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse comme un bassin en déficit quantitatif. Mais il a été classé dans le SDAGE 2016-2021 puis dans le SDAGE 2022-2027 dans la catégorie des « Sous-bassins sur lesquels des actions de préservation des équilibres quantitatifs sont nécessaires pour tout ou partie du territoire pour l’atteinte du bon état ». Et dans le programme de mesure du SDAGE actuel, 6 des 10 masses d’eau du bassin versant sont identifiées comme subissant une pression de prélèvement.
Par ailleurs, le Plan de Bassin d’Adaptation au Changement Climatique (PBACC) Rhône Méditerranée 2024-2030, adopté en décembre 2023, fixe la trajectoire du bassin pour accélérer l’adaptation des territoires face aux effets du changement climatique sur la ressource en eau. Pour le bassin versant du Chéran, les degrés de vulnérabilité sur les 5 critères retenus sont les suivants :
- Baisse de la la disponibilité en eau : vulnérabilité 5/5
- Perte de biodiversité aquatique : vulnérabilité 4/5
- Perte de biodiversité humide : vulnérabilité 2/5
- Assèchement des sols : 4/5
- Détérioration de la qualité d’eau : vulnérabilité 2/5
Le débit moyen du Chéran à l’exutoire est estimé à 11,3 m3/s, soit un débit spécifique de 26 l/s/km², ce qui en fait une rivière plutôt abondante en moyenne à l’échelle du territoire français. Les débits moyens annuels les plus bas du Chéran ont été observés ponctuellement au début des années 1970. Mais leur fréquence répétée sur les deux dernières décennies est sans précédent. Depuis 1980, la diminution progressive de l’enneigement des massifs entraîne une réduction de l’intensité et/ou de la durée des débits de fonte, tandis que les étiages deviennent plus sévères et plus longs et que les arrêtés de restriction des usages de l’eau se multiplient d’année en année.


